Décider vite, sans se noyer

Un tableau de bord d’entreprise bien conçu n’est pas un objet décoratif. Sa vocation est simple et exigeante à la fois : aider à décider. Il doit faire émerger les bons signaux, pour les bonnes personnes, au bon moment. Pas pour raconter une histoire après coup, mais pour déclencher une action.

Résultat ? Moins de réunions “pour comprendre”, plus d’arbitrages “pour corriger”. Et, souvent, un vrai changement de rythme dans l’organisation.

Dans beaucoup de grands groupes, le sujet du tableau de bord revient quand la donnée explose : cloud, nouveaux produits, IA, multiplication des outils. Les volumes augmentent, mais la lecture devient floue. Les équipes ne parlent plus exactement la même langue et les décisions se fragmentent.

C’est précisément dans ce contexte que nous intervenons chez Eulidia : pour repenser la conception d’un tableau de bord, le rendre lisible, adopté et réellement utile, sans jamais sacrifier la rigueur analytique.

Pourquoi le tableau de bord d’entreprise est un levier de pilotage essentiel

Un tableau de bord d’entreprise n’est pas un rapport figé. C’est un outil de pilotage. Une boussole partagée qui aligne direction, managers et équipes autour d’une lecture commune de la performance, avec des définitions claires et stables.

Quand le travail est bien fait, la discussion change de nature. On ne débat plus des chiffres, mais des décisions à prendre. Et ce glissement fait gagner du temps, de l’argent et, très souvent, de la sérénité.

Le piège classique est pourtant bien connu. À force de vouloir tout montrer, on transforme le tableau de bord de gestion en inventaire. Plus d’indicateurs, plus de pages, plus de filtres… et paradoxalement moins de clarté. Les messages se contredisent, les tableaux se multiplient et la confiance s’érode.

Le symptôme ne trompe pas : les utilisateurs retournent vers leurs extractions Excel. Au moins, pensent-ils, ils “maîtrisent” leurs chiffres.

Dans un contexte d’IA et d’automatisation, l’enjeu est encore plus critique.

Le tableau de bord devient alors une couche de visibilité, indispensable pour détecter les dérives, mais il ne se substitue pas aux mécanismes de gouvernance des données, de contrôles d’accès, de journalisation et de supervision.

Il permet de piloter les coûts, la qualité des données, l’adoption des usages et la robustesse des sources.

Sans cette visibilité, on déploie des copilotes partout… pour découvrir trop tard qu’ils reposent sur des fondations fragiles.

Un bon tableau de bord doit rendre visible ce qui compte vraiment, y compris ce qui dérange.

Les différents types de tableaux de bord et quand les utiliser

Avant de parler d’outils, de visualisations ou de couleurs, une question s’impose : qui décide quoi, et à quelle fréquence ?

Tous les tableaux de bord ne servent pas le même objectif. Les confondre revient presque toujours au même résultat : un écran surchargé, difficile à lire, qui finit par ne satisfaire personne.

En pratique, mieux vaut trois tableaux de bord d’entreprise clairs et bien ciblés qu’un seul monstre “universel” que plus personne n’ouvre.

Cette distinction est d’ailleurs une étape clé dans les étapes de conception d’un tableau de bord. Sans elle, même le meilleur design ne rattrapera pas une intention floue.

Tableau de bord stratégique : la vision qui aide à arbitrer

Le tableau de bord stratégique s’adresse à la direction et aux sponsors. Il donne une vue d’ensemble sur la trajectoire de l’entreprise : croissance, marge, risques, priorités, capacité d’exécution. Sa force n’est pas le détail, mais la synthèse.

On le consulte à un rythme mensuel ou trimestriel, rarement en continu. Pour être utile, ce tableau de bord de gestion doit rester stable dans le temps, comparable d’une période à l’autre et explicitement relié à des objectifs stratégiques.

Ici, chaque indicateur compte. Trop d’informations brouillent le message et ralentissent l’arbitrage.

Tableau de bord opérationnel : la cadence du terrain

À l’inverse, le tableau de bord opérationnel vit au rythme du quotidien. Il montre l’état réel de la machine : volumes, backlog, SLA, incidents, qualité, délais.

L’enjeu est clair : agir vite. Cela suppose des tableaux de bord indicateurs simples, lisibles et mis à jour de façon maîtrisée. Les meilleurs intègrent des seuils et des alertes claires. Quand ça dévie, on le voit immédiatement. Et surtout, on sait quoi corriger.

Dans ce cas, créer un tableau de bord n’est pas un exercice de reporting, mais un outil de pilotage en temps réel, directement connecté aux processus métiers.

L’espace d’analyse “adhoc” : comprendre pourquoi sans polluer le pilotage

Les décideurs apprécient la synthèse, mais la question arrive vite : “D’accord, mais pourquoi ça bouge ?”

C’est là qu’intervient l’espace d’analyse adhoc. Il permet d’explorer les données, de segmenter, de croiser les axes et d’identifier les causes profondes.

Cette logique est notamment bien illustrée par des outils comme SIGMA, avec lesquels Eulidia collabore, et qui proposent une expérience d’analyse flexible de type “UI Excel”, directement connectée à des Modern Data Warehouses comme Snowflake ou Databricks.

Ce type d’approche permet aux utilisateurs métier d’explorer les données et de comprendre les variations, avec l’assurance de manipuler une donnée stable, sécurisée et gouvernée.

Cette approche ne remplace pas les tableaux de pilotage. Elle les complète. Dans une démarche BI mature, cet univers sert d’espace d’investigation pour les équipes data et métiers, sans imposer ce niveau de détail à tous les utilisateurs.

Comment choisir, sans débat interminable ?

Pour éviter les discussions sans fin, trois critères suffisent souvent.

D’abord, les utilisateurs : qui consulte le tableau, et qui agit réellement ?

Ensuite, la décision attendue : arbitrer, corriger ou investiguer.

Enfin, la fréquence d’utilisation : quotidienne, hebdomadaire, mensuelle.

Ce cadrage simple permet de créer un tableau de bord réellement utile, plutôt qu’un outil “trop complet” qui finit par être ignoré. Il limite aussi les demandes contradictoires entre Comex, managers et équipes opérationnelles.

Et surtout, il redonne au tableau de bord d’entreprise sa fonction première : aider à décider, clairement et au bon moment.

Sélectionner les bons indicateurs : la fondation d’un tableau de bord efficace

La majorité des échecs en conception d’un tableau de bord commence ici. Les indicateurs sont souvent choisis parce qu’ils existent déjà, pas parce qu’ils guident réellement l’action.

Un tableau de bord efficace ne cherche pas à accumuler des KPI. Il cherche à réduire l’incertitude au moment critique. Peu d’indicateurs, mais chacun relié à une décision claire. Sinon, le tableau devient bavard… et inutile.

C’est une règle simple, mais exigeante. Et elle conditionne tout le reste du tableau de bord d’entreprise, quel que soit l’outil ou le niveau de maturité BI.

Identifier les informations essentielles sans tomber dans le “tout KPI”

Une méthode fonctionne presque toujours, quels que soient les métiers :

Objectif → Questions → Mesures.

Prenons un exemple concret.

Objectif : réduire le churn.

Question : quels segments churnent réellement, et à quel moment ?

Mesures : taux de churn par cohorte, motifs de départ, délai moyen de résolution.

Cette approche est bien plus robuste que partir d’une liste de métriques existantes. Elle met en lumière les données vraiment utiles et révèle souvent celles qui manquent. Plutôt que de bricoler avec l’existant, elle aide à créer un tableau de bord aligné sur les enjeux réels.

KPI stratégiques vs opérationnels : le bon niveau de responsabilité

Tous les tableaux de bord indicateurs ne jouent pas le même rôle.

Un KPI stratégique sert à arbitrer.

Un KPI opérationnel sert à agir.

Mélangez les deux et vous obtenez des tableaux incohérents, où personne ne sait vraiment quoi faire. Un principe simple permet d’éviter cet écueil : chaque indicateur doit avoir un propriétaire, un levier identifié et une action possible.

C’est ainsi que l’on distingue les véritables indicateurs clés de performance des métriques simplement “intéressantes à regarder”, mais sans impact sur le pilotage.

Cette distinction est centrale dans les étapes de conception d’un tableau de bord, notamment lorsqu’on structure un tableau de bord de gestion destiné à plusieurs niveaux de responsabilité.

Exemples rapides par métier, pour rester concret

Les demandes reviennent souvent, quel que soit le secteur.

Côté finance : cash, Délai de règlement de facture, marge, variance budgétaire.

Côté commerce : leads, taux de conversion, taux de rétention.

Côté opérations : délais, mesure de qualité, taux d’incident.

Côté RH : taux de turnover, time to hire, taux d’absentéisme.

Peu importe le domaine, les indicateurs doivent rester comparables dans le temps et définis de manière transparente. Sans cette rigueur, le tableau de bord devient un terrain de débats stériles sur les chiffres, au lieu d’un outil de décision.

Un mot sur la conformité : plus de valeur, moins de risque

Dans l’Union européenne, un tableau de bord d’entreprise partagé peut rapidement exposer des données personnelles, parfois sans réelle nécessité. Le RGPD impose une finalité claire et la minimisation des données.

Ce n’est pas un détail juridique. C’est un principe de conception.

On peut piloter la performance sans afficher d’identifiants, ni d’informations sensibles. Une règle simple permet d’arbitrer : si une donnée n’est pas nécessaire à la prise de décision, elle n’a rien à faire dans le tableau de bord.  (RGPD – texte officiel).

Cette discipline renforce à la fois la valeur du pilotage et la maîtrise du risque.

Créer un tableau de bord : la démarche en 4 étapes qui évite les reworks

Quand on veut créer un tableau de bord, la tentation est grande de commencer par l’outil. Mauvaise idée.

Les projets qui tiennent dans le temps suivent presque toujours la même logique : d’abord les décisions, ensuite les données, enfin l’interface. Cette séquence peut sembler plus lente au départ. En réalité, elle évite une grande partie des retours en arrière. Et dans un grand compte, chaque rework coûte cher, très cher.

Ces étapes de conception d’un tableau de bord permettent de construire un outil utile, adopté et durable, plutôt qu’un énième écran remis en cause après trois comités.

Étape 1. Comprendre les besoins réels des utilisateurs

Tout commence par des situations concrètes.

Que faites-vous quand un indicateur baisse ? Quelle réunion s’appuie réellement sur ce tableau de bord d’entreprise ? À quel moment la décision est-elle prise ?

Un atelier court et bien cadré est souvent plus efficace qu’un long questionnaire. L’objectif est de lister les décisions à prendre, les seuils déclencheurs et les irritants actuels.

C’est ici que le périmètre se clarifie. Ce tableau de bord de gestion sert à piloter ce qui compte vraiment. Le reste n’a pas vocation à y figurer.

Étape 2. Structurer et fiabiliser les données, sinon personne n’y croit

Un tableau de bord n’est jamais meilleur que les données qu’il expose. Avant de penser visualisation, il faut définir les sources, les règles de qualité et surtout les définitions métier. Autrement dit, la sémantique.

Dans la pratique, les organisations gagnent énormément en s’alignant sur une data stratégie partagée : mêmes référentiels, mêmes définitions, même gouvernance.

Ce travail est rarement spectaculaire. Mais c’est lui qui transforme un joli écran en tableau de bord crédible et utilisé.

Étape 3. Concevoir un tableau de bord clair, lisible, une idée par regard

La conception d’un tableau de bord n’est pas un concours de graphisme. Elle relève avant tout de l’ergonomie et de la lisibilité.

Hiérarchie visuelle, cohérence des codes, limitation des distractions. Chaque écran doit raconter une idée principale, compréhensible en quelques secondes.

Les principes du design centré utilisateur, notamment ceux portés par ISO, offrent un cadre solide, y compris pour des outils internes. (ISO 9241-210) Détectabilité de l’information, organisation logique, maîtrise de la charge cognitive : ces règles évitent de transformer le tableau en mur de chiffres que plus personne ne regarde. (ISO 9241-125).

Étape 4. Déployer, tester, améliorer, sinon le tableau meurt

L’adoption ne se décrète pas. Elle se teste.


Dans la pratique, la formation et le coaching jouent un rôle clé pour ancrer les bons usages.

Chez Eulidia, nous l’observons notamment à travers nos dispositifs de training et d’accompagnement à la datavisualisation, où l’appropriation des tableaux de bord conditionne directement leur impact opérationnel.

Un tableau de bord d’entreprise doit être confronté à de vrais utilisateurs, sur de vraies décisions, parfois en situation de tension. Qui ouvre le tableau ? À quelle fréquence ? Pour quelle action concrète ?

Ensuite, on itère. On retire des éléments inutiles, on simplifie la lecture, on ajoute un filtre réellement exploité.

À l’échelle, cette boucle d’amélioration continue s’inscrit dans une transformation data plus large. L’objectif n’est pas d’empiler des écrans, mais d’industrialiser la BI comme un véritable outil de pilotage.

Bonnes pratiques pour concevoir des tableaux qui aident vraiment à décider

Un bon tableau de bord, c’est un peu comme une bonne réunion : court, clair et orienté action.

Si vous devez l’expliquer pendant dix minutes, c’est souvent qu’il n’est pas au bon niveau. La bonne nouvelle, c’est que les bonnes pratiques de conception d’un tableau de bord sont remarquablement stables, que vous soyez dans l’industrie, la finance ou une scale-up SaaS.

L’objectif reste toujours le même : permettre à chacun de décider vite, sans effort inutile.

Hiérarchie : du signal au détail, sans gymnastique

La lecture doit être évidente. En haut, les indicateurs clés. Ensuite, les tendances. Enfin, le détail si nécessaire.

Les dirigeants attendent une réponse rapide. Les managers cherchent des leviers. Les équipes opérationnelles veulent des actions concrètes. Mélangez ces niveaux dans un même écran, et vous perdez tout le monde.

Un tableau de bord d’entreprise efficace s’appuie aussi sur des comparaisons simples et parlantes : versus objectif, versus N-1, versus budget. Les écarts doivent ressortir clairement, sans dramatisation inutile. Le rôle du tableau de bord de gestion est d’éclairer, pas d’inquiéter.

Choisir les bons graphiques et éviter les “effets waouh” inutiles

Les graphiques ne sont pas là pour impressionner. Ils sont là pour faire passer un message.

Une courbe pour une tendance. Des barres pour comparer. Une heatmap pour repérer des zones de tension. Une table quand il faut trancher. Les graphiques simples fonctionnent mieux que les visuels sophistiqués.

Évitez la 3D, les doubles axes et les palettes trop riches. On veut comprendre vite, pas admirer.

Les graphiques sont un langage. Si vous changez de grammaire à chaque page, vous fatiguez le lecteur et affaiblissez l’impact du tableau de bord.

Checklist avant publication : celle qui évite les regrets

Avant de considérer un tableau comme “prêt”, une vérification rapide fait souvent la différence :

  • Décrire en une phrase la décision que le tableau déclenche
  • Vérifier que les définitions des KPI sont écrites et partagées
  • Limiter le nombre de tuiles visibles à l’écran, sans scroll
  • Mettre la tendance avant le détail, systématiquement
  • Ajouter des comparaisons (objectif, N-1, budget) sans surcharge
  • Tester la lisibilité sur un écran de laptop standard
  • Prévoir une fréquence de mise à jour réaliste et l’indiquer si nécessaire
  • Contrôler les droits d’accès, notamment en présence de données RH
  • Supprimer tout ce qui n’aide pas à prendre une décision
  • Organiser un retour terrain après deux semaines d’usage

Cette discipline est souvent ce qui distingue un tableau de bord consulté d’un tableau ignoré.

Sécurité et partage : mieux vaut prévenir que réparer

Dans un grand groupe, un tableau de bord d’entreprise circule vite. Il faut donc penser dès le départ aux règles de partage : rôles, périmètres, moindre privilège, journalisation et gestion des exports.

Les recommandations de la CNIL offrent un cadre très concret, même lorsqu’il s’agit “simplement” de reporting. (Guide CNIL)

C’est rarement un sujet spectaculaire. Mais c’est souvent là que se joue la confiance des utilisateurs. Et sans confiance, aucun tableau, aussi bien conçu soit-il, ne sera réellement adopté.

Outils BI, coûts cachés et industrialisation : choisir sans se tromper

La question “Quel outil BI choisir ?” arrive presque toujours trop tôt.

Bien sûr, l’outil compte. Mais il ne compense jamais une donnée bancale, une sémantique floue ou une gouvernance inexistante. Un mauvais tableau de bord d’entreprise restera mauvais, quel que soit l’outil.

Cela dit, certains choix sont pragmatiques. Pour des organisations déjà très ancrées dans l’écosystème Microsoft, Power BI s’impose souvent comme une évidence, notamment quand l’objectif est d’équiper vite et à grande échelle. Sur le plan de la conception d’un tableau de bord, Microsoft rappelle d’ailleurs un principe essentiel : raconter une histoire claire sur un seul écran, sans surcharge inutile. Un bon rappel quand les dashboards deviennent trop bavards.  (Power BI – design tips).

Mais attention à ne pas confondre rapidité de déploiement et réussite durable.

Outils BI : une lecture orientée arbitrage, pas un benchmark marketing

La grille de lecture utile pour un décideur n’est pas “quel outil est le meilleur”, mais plutôt : adoption réelle, capacité de gouvernance, coûts globaux et compétences internes disponibles.

Dans tous les cas, il faut anticiper le budget hors licence : modélisation des données, qualité, formation des utilisateurs, support et évolutions. C’est rarement la licence qui fait déraper les projets BI. Ce sont les à côtés.

Voici une lecture synthétique, pour éclairer les arbitrages sans prétendre à l’exhaustivité :

Quel que soit l’outil, créer un tableau de bord industriel suppose des règles claires. Sans cadre, le self-service devient vite un empilement de rapports redondants et contradictoires.

Le socle technique : l’angle mort qui coûte cher

Enfin, impossible de parler d’industrialisation sans évoquer l’architecture. Les grands comptes basculent de plus en plus vers des environnements orientées cloud, avec des enjeux forts de coûts, de performance et de scalabilité.

Dans ce contexte, les choix de plateformes data et de technologies cloud ont un impact direct sur la stabilité des tableaux de bord, la fraîcheur des données et le TCO global.

Un tableau de bord de gestion fiable repose autant sur une architecture maîtrisée que sur un bon design. Sans ce socle, même les meilleurs tableaux de bord indicateurs finissent par perdre la confiance des utilisateurs.

En clair, l’outil est un accélérateur. Pas une béquille.

Et c’est souvent cette distinction qui fait la différence entre une BI “qui tourne” et une BI qui aide réellement à décider.

Exemple de tableau de bord : une structure qui fonctionne dans la vraie vie

Prenons un exemple concret de tableau de bord de gestion destiné à un comité de pilotage mensuel.

L’objectif n’est pas d’être exhaustif, mais de rendre la décision évidente.

Sur la première page, la structure est volontairement simple.

Six tuiles KPI en haut de l’écran : chiffre d’affaires, marge, cash, churn, incidents, delivery. Immédiatement en dessous, trois graphiques clés : la tendance sur douze mois, l’écart par rapport au budget et une segmentation par entité ou périmètre.

En un regard, la trajectoire est claire. La direction sait où elle va et où ça dévie.

La deuxième page descend d’un cran. Elle s’adresse aux managers. On y trouve un zoom plus opérationnel : priorités d’action, zones de tension, causes probables. C’est là que le tableau de bord indicateurs devient un outil de pilotage concret, et non un simple support de présentation.

Pourquoi cette structure fonctionne

Ce modèle fonctionne parce qu’il respecte la logique naturelle de lecture.

La direction voit la trajectoire.

Les managers identifient les leviers.

Les équipes comprennent les actions à mener.

On évite ainsi une confusion classique dans la conception d’un tableau de bord : mélanger pilotage et analyse dans un même écran. Les niveaux de décision sont clairs, les usages aussi.

Autre point clé : les définitions restent stables. La décision ne dépend pas de l’équipe qui a produit l’extraction du mois, mais d’un tableau de bord d’entreprise partagé et compris de tous.

Un tableau de bord qui s’inscrit dans la durée

Enfin, un bon tableau de bord ne s’arrête pas à l’écran. Il vit dans un cycle continu : mesurer, décider, agir, apprendre.

C’est précisément l’esprit d’un produit data. On ne se contente pas de livrer un écran. On le fait évoluer, on le maintient, on l’adapte aux usages réels pour délivrer de la valeur dans la durée.

Sans cette logique, le scénario est connu. Les tableaux vieillissent, les utilisateurs décrochent, la confiance s’érode… et tout recommence six mois plus tard.

Créer un tableau de bord, ce n’est donc pas produire un livrable ponctuel. C’est engager une démarche structurée, ancrée dans les usages métiers et la prise de décision réelle.

Conclusion : le tableau de bord qui fait gagner du temps et de la clarté

Un bon tableau de bord d’entreprise ne cherche pas à tout montrer. Il cherche à rendre une situation lisible, à faire ressortir les écarts qui comptent et à permettre aux équipes de décider plus vite, ensemble.

C’est un équilibre subtil entre design, données et organisation. Quand l’un de ces piliers manque, les tableaux deviennent du décor. Ils existent, mais ils n’aident plus vraiment à piloter.

Si l’objectif est d’aller vite sans bâcler, la démarche est claire. D’abord cadrer les décisions attendues. Ensuite, on stabilise les définitions et les indicateurs. Puis créer un tableau de bord simple, compréhensible en un regard, réellement aligné sur les usages. L’optimisation des outils et l’industrialisation viennent après, pas avant.

C’est souvent ce mix précis — gouvernance, expérience utilisateur et exécution opérationnelle — qui fait la différence. Celui qui transforme un “joli”  tableau en un outil utile. Et surtout, en un tableau réellement utilisé, mois après mois, pour piloter l’activité et non pour la commenter après coup.

FAQs sur la conception de tableaux de bord

Qu’est-ce que la conception d’un tableau de bord et pourquoi est-elle essentielle ?

La conception d’un tableau de bord consiste à structurer visuellement indicateurs, graphiques et messages clés pour faciliter la prise de décision. Un bon tableau de bord d’entreprise permet une lecture rapide, souvent en un seul regard, et met en évidence ce qui nécessite une action. Sans cette conception, même des données fiables deviennent difficiles à exploiter.

Comment construire un tableau de bord efficace en quelques étapes clés ?

Pour créer un tableau de bord utile, une démarche structurée s’impose :

  1. Identifier les objectifs et les utilisateurs
  2. Sélectionner les indicateurs réellement liés aux décisions
  3. Choisir des visualisations adaptées aux messages
  4. Organiser la mise en page pour hiérarchiser l’information
  5. Tester, puis définir une mise à jour réaliste

Ces étapes de conception d’un tableau de bord évitent les reworks et favorisent l’adoption.

Quels indicateurs choisir pour soutenir la prise de décision ?

Les tableaux de bord doivent refléter les objectifs stratégiques ou opérationnels. On privilégie des métriques actionnables : taux de conversion, marge, délais, coûts unitaires, satisfaction client. Les tableaux stratégiques se concentrent sur des indicateurs de synthèse, tandis que les tableaux opérationnels permettent d’agir rapidement.

Comment mettre en évidence les informations les plus importantes ?

La clé est la hiérarchie visuelle. Les indicateurs critiques apparaissent en haut, les tendances avant le détail. Couleurs, tailles et alertes doivent servir le message, pas le masquer. Un tableau de bord efficace permet de comprendre la situation en quelques secondes.

Pouvez-vous donner un exemple concret de tableau de bord ?

Un tableau de bord de gestion pour une équipe commerciale peut inclure : chiffre d’affaires, marge, pipeline, taux de conversion, tendances mensuelles et performance par segment. Ces composants essentiels permettent de suivre la trajectoire et d’identifier rapidement les leviers d’action.

Quelle est la différence entre un tableau de bord stratégique et opérationnel ?

Un tableau stratégique aide à arbitrer à moyen ou long terme, avec peu d’indicateurs stables. Un tableau opérationnel sert au pilotage quotidien, avec des données plus fréquentes et orientées action. La conception du tableau de bord dépend donc de l’utilisateur et de l’horizon de décision.

Comment garantir la fiabilité et la mise à jour des données ?

La fiabilité repose sur des processus automatisés, des sources maîtrisées, des définitions partagées et des responsabilités claires. Une fréquence de mise à jour adaptée renforce la confiance dans le tableau de bord d’entreprise et évite les décisions basées sur des données obsolètes.

Quels sont les pièges courants lors de la création d’un tableau de bord ?

Les erreurs les plus fréquentes sont la surcharge d’informations, des visualisations inadaptées, des KPI mal alignés avec les objectifs et l’absence de tests utilisateurs. Un bon réflexe : supprimer tout ce qui n’aide pas directement à décider.

Comment adapter la conception du tableau de bord aux différents utilisateurs ?

Il faut segmenter les usages. Direction, managers et équipes n’attendent pas le même niveau de détail. Vues dédiées, filtres et niveaux de lecture distincts permettent à chaque tableau de bord de rester pertinent, qu’il s’agisse d’un environnement Power BI ou d’une autre solution BI.

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